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Comment passer du chemsex à une sexualité épanouie et sobre ?
Pourquoi en parler ?
Si les chems peuvent donner l’illusion d’un plaisir décuplé, elles comportent des risques majeurs : addiction, troubles psychologiques (anxiété, dépression), infections sexuellement transmissibles (IST), ou même une perte de contrôle sur sa propre sexualité. Heureusement, une sexualité sobre, sûre et épanouie est possible – et cet article te montre comment.
Pourquoi choisir le sexe sans chems ?
- Préserver sa santé physique et mentale
Les chems perturbent le système nerveux et peuvent entraîner :
- Dépendance (besoin croissant de doses pour ressentir les mêmes effets),
- Troubles de l’érection ou de la libido à long terme,
- Comportements à risque (non-utilisation de préservatifs, pratiques non consenties).
À savoir : Le GHB, par exemple, crée une accoutumance rapide et des symptômes de sevrage difficiles (insomnies, angoisses).
- Retrouver le consentement et la sécurité
Sous l’effet des chems, la notion de consentement éclairé devient floue. Une sexualité sans substances permet :
- Une communication claire sur ses limites et ses désirs,
- Un respect mutuel et une réduction des regrets post-rapports.
- Explorer un plaisir plus authentique
« Au début, j’avais peur que le sexe sans chems soit ‘moins bien’. Finalement, j’ai redécouvert des sensations bien plus riches – et surtout, je me souviens de tout ! »
Thomas, 29 ans,
en sevrage depuis 1 an
"Le saviez-vous ?"
Le chemsex est apparu dans les années 2000 au Royaume-Uni, avant de se répandre en Europe. En France, il touche surtout les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille) et est souvent lié à des applications de rencontre gay (Grindr, Scruff).
Comment aborder le sexe sans chems ?
- Se préparer mentalement
- Accepter la phase de transition : La libido peut mettre quelques semaines à revenir à la normale. C’est temporaire !
- Trouver des partenaires bienveillants : Commence avec des personnes de confiance, ou explore des communautés sober-friendly (ex : groupes Facebook « Sexe sans chems »).
- Parler à un·e professionnel·le : Un·e sexothérapeute peut t’aider à gérer l’anxiété ou les blocages.
Ressource utile : Ligne d’écoute AIDES : 0 800 840 800 (anonyme et gratuit).
- Réinventer l’excitation et le plaisir
- Techniques de respiration et pleine conscience
La respiration orgasmique (inspirer 4 sec, retenir 7 sec, expirer 8 sec) active le système nerveux parasympathique, responsable du plaisir et de la détente. Exercice à essayer :
- Allongez-vous sur le dos, une main sur le ventre.
- Inspirez profondément par le nez en gonflant le ventre.
- Retenez votre souffle 7 secondes, puis expirez lentement par la bouche. → À répéter 5 fois avant un rapport pour réduire le stress.
- Explorer de nouvelles pratiques
- Sexe sans pénétration : Massages, jeux de rôles, masturbation mutuelle…
- Environnement sensoriel : Bougies, musique, huiles de massage (ex : huile de coco chauffée).
- Sex-toys : Vibromasseurs ou anneaux péniliens pour intensifier les sensations sans substances.
À tester ce week-end : « Le jeu des 5 sens » : Bandes-toi les yeux et laisse ton·ta partenaire te guider par le toucher, l’ouïe et l’odorat.
- Gérer l’anxiété
- « Et si je n’arrive pas à bander ? » : C’est normal après un sevrage. Concentre-toi sur d’autres zones érogènes (cou, oreilles, pieds).
- Accepter l’imperfection : Un rapport sexuel n’a pas besoin d’être « parfait » pour être plaisant.
Patience et persévérance : le sevrage du chemsex prend du temps
Se libérer du chemsex est un parcours, pas une ligne droite. Il est normal que cela prenne du temps — parfois plusieurs mois, voire plus — et il est fréquent de rencontrer des rechutes en cours de route. Plutôt que de les voir comme des échecs, ces moments peuvent être utilisés comme des opportunités :
- Comprendre les déclencheurs : Qu’est-ce qui a mené à la rechute ? Stress, isolement, habitude ? Identifier ces facteurs permet de mieux s’y préparer à l’avenir.
- Renforcer la motivation : Une rechute peut raviver la détermination à poursuivre le changement, en rappelant pourquoi on a décidé de s’arrêter.
- Ajuster les stratégies : Chaque expérience, même difficile, offre des enseignements pour affiner son approche (thérapie, soutien communautaire, activités alternatives, etc.).
L’essentiel est de ne pas abandonner. Les rechutes font souvent partie du processus de guérison, et chaque pas en avant, même petit, compte. L’objectif n’est pas la perfection, mais la progression vers une sexualité épanouie et libre de dépendance.
Témoignages : ils·elles ont arrêté les chems
« Après 3 ans de chemsex, j’ai cru que ma libido était morte. Aujourd’hui, je prends bien plus de plaisir à sentir mon corps réagir naturellement. » — Marc, 38 ans, Paris
« Le sexe sobre, c’est comme réapprendre à faire l’amour. Au début, c’est étrange… puis ça devient magique. » — Léa, 34 ans, Lyon
Quelques ressources pour aider à une sexualité sans chems
La meilleure aide pour une sexualité épanouie sans chemsex est un accompagnement par un·e thérapeute.
Type
Ressource
lien / info
Pour qui ?
Sexothérapie
Sexothérapeutes / Sexologues
Accompagnement en cabinet ou en visio
Individuel / couple
Livre
« Ma vie en poudre : L’addiction au chem-sex »
Auteur : Yann B.
Témoignage d’un parcours dans les chems
Livre
« Chems » – Johann Zarca
Auteur : Johann Zarca
Roman inspiré de faits réels
Livre
« Les Réalités du ChemSex : Au-delà de l’Extase »
Auteur : Max CEHES
Témoignages et conseils pratiques
Livre
« Chemsex : tout savoir sur cette pratique dangereuse qui associe sexe et prise de drogues »
Auteur : Léo Raphaël Pineda
Analyse des dangers et conseils pratiques
Conclusion : une sexualité libre et épanouie
Passer du chemsex à une sexualité sobre, c’est réapprendre à écouter son corps – avec ses forces et ses vulnérabilités. Comme le dit un usager : « Le chemsex, c’était comme rouler à 200 km/h sur une autoroute. Aujourd’hui, je préfère les petites routes, avec leurs paysages et leurs surprises. »
Et vous, où en êtes-vous ?
- Avez-vous déjà essayé le sexe sans chems ? Quels défis vous avez rencontré ?
- Besoin d’en parler ? Contactez-moi pour un accompagnement personnalisé.
Références
– Étude ERAS 2023 (Santé publique France) sur le chemsex chez les HSH.
– Témoignages et conseils (Chemsex.be, AIDES).
– Techniques de respiration (Hello Hédoné).
